La FSEA s'engage pour la formation professionnelle

La Société suisse pour la recherche appliquée en matière de formation professionnelle SRFP crée un lien entre la recherche appliquée en matière de formation professionnelle et les acteurs de la pratique de la formation professionnelle (formation professionnelle initiale, formation professionnelle supérieure, formation continue) Les activités principales de la SRFP sont l'organisation de journées et le compte-rendu des résultats de la recherche sur la formation professionnelle. Dans ce contexte, elle publie tous les quatre mois une newsletter gratuite. La SRFP a été fondée en 1987 et exerce ses activités en Suisse alémanique et en Suisse romande.

    Étude de l'IFFP sur les formateurs en entreprise

    Les jeunes en transition de l'école à la vie professionnelle

    Les jeunes en âge de choisir un métier ont besoin de soutien. Sans celui-ci, le risque d’un échec de l’intégration au marché du travail augmente – et cela peut laisser des « cicatrices » durables. Dans le recueil « Jugendliche im Übergang zwischen Schule und Beruf » (Les jeunes en transition de l’école à la vie professionnelle), huit auteurs se penchent sur divers aspects des sollicitations et ressources psychiques dans la jeunesse, faisant ainsi ressortir les défis particuliers auxquels sont confrontés de nombreux jeunes lors de la transition de l’école à la vie professionnelle. Dans le présent article (en allemand), la co-éditrice de l’ouvrage, Filomena Sabatella, donne un aperçu des principaux facteurs qui influent sur le choix professionnel des jeunes. Son constat: il faut faire le maximum pour éviter ou limiter à une période minimale l’expérience du chômage, ainsi que pour prévenir les abandons d’apprentissage.

    Des années sensibles après l’enfance
    Photo | Sandra Molina on Unsplash
    Ce qui importe aux jeunes lorsqu’ils choisissent un emploi ou un apprentissage

    Lors de la transition de la scolarité obligatoire à la formation professionnelle, puis au marché du travail, les jeunes prennent des décisions lourdes de conséquences. La présente étude (en allemand) porte sur deux de ces décisions : le choix d’une place d’apprentissage, et celui du premier emploi après la formation. Au moyen de deux expériences, nous montrons que la concordance du contenu de l’apprentissage ou de l’emploi avec la spécialisation professionnelle souhaitée constitue le critère essentiel du choix. Des horaires réguliers sans travail le week-end ou le soir ainsi que la perspective d’un emploi dans l’entreprise à l’issue de l’apprentissage constituent des critères supplémentaires. On constate par ailleurs que les jeunes adultes sont prêts à accepter des sacrifices salariaux pour leur premier emploi si on leur propose un contrat à durée indéterminée ou si l’entreprise soutient leurs désirs de formation continue.

    L’argent, la sécurité ou les horaires de travail réguliers ?
    Photo | SBFI
    La mise en œuvre du préapprentissage d’intégration

    En réaction à l’afflux des réfugiés de 2015-2017, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a décidé de lancer un nouveau programme de formation. La préapprentissage d’intégration, en bref PAI, a été développé par le SEM, mais est mise en œuvre par un nombre considérable d’acteurs étatiques et non-étatiques à l’échelle cantonale. Outre 18 cantons, toute une série d’organisations du monde du travail (OrTra) et d’entreprises formatrices ont accepté de participer au projet. En 2018, 800 réfugiés ont commencé un préapprentissage d’intégration. La coopération des acteurs pour la réalisation du programme n’est pas évidente. Une étude (en allemand) cite avant tout deux facteurs déterminants pour la réussite : la flexibilité du SEM pour tenir compte des besoins divers des cantons et du SEFRI, ainsi que les ressources allouées en raison de l’urgence du problème.

    Facteurs de réussite pour la coordination des acteurs politiques
    Photo | Charles on Unsplash
    Entre les aspirations de la politique de la formation et les réalités du marché du travail

    Avec la Loi sur la formation professionnelle de 2004, la validation des acquis de formation a été ancrée dans la législation : l’article 33 prévoit pour l’attestation des qualifications et aptitudes professionnelles « d’autres procédures de qualification » – visant par là notamment les procédures de validation. Ces dernières années, un certain nombre de procédures de validation des acquis ont été développées et réalisées dans la formation professionnelle initiale. Entre temps, toutefois, un certain désarroi se fait jour : cela n’a pas débouché sur l’effet espéré d’une qualification à grande échelle de personnes sans formation, et l’on peut se demander si nous nous situons à présent encore au début ou plutôt déjà à la fin d’une ère de la politique de la formation qui cherche à intégrer davantage les acquis d’une formation informelle au processus de formation. Le présent article (en allemand) explore cette question sur la base de données actuelles sur les procédures de validation et tente un regard vers l’avenir.

    La validation des acquis à la croisée des chemins ? Une évaluation
    Photo | Kyle Glenn on Unsplash
    Voies et détours vers la formation postobligatoire

    Une grande partie des élèves qui ont accompli leur scolarité à Zurich réussissent sans faille le passage vers la formation post-obligatoire. Mais une minorité significative, provenant essentiellement des sections B et C, a besoin pour ce passage de plus de temps et de diverses solutions intermédiaires. Du point de vue des intéressés, la principale raison d’un tel délai, en dehors du manque de possibilités d’accomplir une formation, réside dans l’absence d’une orientation professionnelle. Si l’on considère les indicateurs de performance, on observe que les performances et notes scolaires dès la fin de l'école primaire ont déjà une valeur prédictive pour une transition tardive. Ce constat (texte long en allemand) nous permet d’identifier de manière précoce le groupe cible pour des mesures de prévention.

    Pourquoi tant de jeunes ont besoin d’une année intermédiaire
    Photo | Chuttersnap on Unsplash
    Quel est l’impact de la part d’apprentissage autonome sur le succès dans les cours de préparation à la maturité professionnelle II ?

    Une part plus élevée d’apprentissage autonome dans un cours de préparation à la maturité professionnelle II réduit la probabilité d’un accomplissement de la formation. C’est ce qui ressort d’une étude (en allemand) du Centre de recherches conjoncturelles KOF de l’EPF Zurich sur la base de données comparatives de l’AKAD College. Le résultat montre qu’une part élevée d’apprentissage autonome exige davantage de discipline, puisque les étudiants se sentent moins intégrés dans une communauté de classe. Les prestataires de cours devraient donc apporter un soutien accru aux étudiants et créer des formats leur permettant d’interagir avec les enseignants et les autres étudiants. Ceci permet d’éviter le risque d’un sentiment d’isolement. Un autre résultat de l’étude indique que cela pourrait en valoir la peine : un degré plus élevé d’apprentissage autonome ne débouche pas sur de moins bonnes notes à l’examen.

    Chances et défis de l’apprentissage autonome
    Photo | Daniel Fleischmann
    Besoins des services cantonaux d’orientation professionnelle, universitaire et de carrière (OPUC)

    L’orientation professionnelle, universitaire et de carrière (OPUC) ne répond plus qu’en partie aux besoins de la population. Or, l’OPUC s’entend comme service public avec une offre diversifiée qui devrait être ouverte à tous les groupes de la population. C’est le constat d’une étude (en allemand) réalisée sur mandat du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). Elle expose sur la base d’un atelier d’experts la nécessité de prendre des mesures en conséquence et formule des recommandations pour une évolution de l’OPUC. Ainsi, il faudrait par exemple réexaminer l’organisation de l’OPUC : certaines offres devraient être développées et le cas échéant également être proposées à l’échelle nationale ou suprarégionale (mots-clés : numérisation, consultations par chat, réponse aux questions par courriel, etc.). Ceci suppose une définition claire des domaines de l’OPUC qui devront être traités à l’avenir au niveau national ou cantonal.

    Les défis pour l’orientation professionnelle
    Photo | SEFRI