Journée spéciale du 07 décembre 2018 à Tolochenaz

De nombreuses professions se sont scindées en branches professionnelles au cours des ans, répondant ainsi aux besoins du terrain et de l’économie. Cela a conduit à la multiplication d’options spécialisées (par exemple 27 dans le commerce de détail), avec comme conséquences une gestion et une mise en œuvre plus difficiles dans un système déjà complexe. Dès lors, peut-on encore parler de « formation initiale de base » ?

À l’inverse, certaines professions se sont regroupées pour des raisons d’effectifs faibles et  l’expérience démontre que cela fonctionne également.

Cette spécialisation à outrance pourrait-elle nuire à la mise en œuvre des formations initiales de base dans certains cantons périphériques et à l’employabilité des personnes certifiées du fait de leur manque de polyvalence ?

De plus, la formation initiale de base de certains métiers couvre bien les fondamentaux indispensables à l’exercice de la profession, mais ceux-ci ne se pratiquent qu’aux cours interentreprises et lors de l’examen final : cette évolution crée une tension entre la formation de base et la réalité de la production en entreprise, mettant en péril l’identité-même du métier.

Est-il tabou de parler de « tronc commun » à plusieurs professions d’un même domaine permettant une spécialisation plus tardive ? Si l’apprentissage tout au long de la vie est désormais ancré dans nos pratiques, serait-il possible d’envisager (dans la réalité économique et organisationnelle de l’entreprise) une formation initiale généraliste complétée par une spécialisation ad hoc en formation continue ?

Link https://www.iffp.swiss/lapprentissage-formation-initiale-generaliste-ou-specialisation-precoce