Pénurie de compétences et développement de la carrière d'assistants en soins et santé

Étape intermédiaire plutôt qu'emploi de rêve ?

Environ quatre ans après la fin de leur apprentissage, près de 60 % des assistants en soins et santé communautaire (ASSC) travaillent dans une autre profession médicale ou sociale. Ce changement de profession est avant tout motivé par une marge de manœuvre ressentie comme trop restreinte, un manque d'autonomie dans le quotidien professionnel et un salaire trop bas. En revanche la plupart des assistants socio-éducatifs restent fidèles à leur profession dans les premières années suivant l'achèvement de leur apprentissage. C'est ce qu'indique l'étude ProCom («Parcours professionnels d'assistants spécialisés en soins et accompagnement»). La question se pose donc de savoir s'il est socialement désirable que la profession d'assistant en soins et santé soit une étape intermédiaire pour une grande partie des personnes qualifiées.